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Dans le cadre de discussions menées au sein d’une instance chapeautée par le ministère du Travail, les partenaires sociaux français se sont prononcés clairement contre tout projet de norme sur la santé psychologique au travail. L’Organisation internationale de normalisation (ISO) voudrait plancher sur un tel projet de norme, dans la foulée de l’adoption en mars dernier d’une norme sur le management de la santé et de la sécurité au travail.

« Les membres du groupe consultatif permanent du Coct souhaitent attirer l'attention sur le fait qu'un tel sujet ne relève pas de la normalisation, mais de la réglementation et du dialogue social. Par conséquent, ils ne sont pas favorables à l'élaboration d'un projet de norme sur la santé mentale et la sécurité sur le lieu de travail », indique le Conseil d'orientation des conditions de travail (Coct) dans une déclaration datée du 29 juin 2018.

Cette instance, placée sous la tutelle du ministère du Travail, réunit représentants des syndicats, des organisations patronales et de départements ministériels afin qu’ils remettent des avis sur des questions liées à la politique publique de santé au travail.

En novembre 2016, le Coct s’était déjà prononcé contre la norme ISO 45001 relative aux systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail. Sans succès car celle-ci a finalement été publiée le 12 mars 2018.

En savoir plus:

Avis du Conseil d'orientation des conditions de travail (Coct) sur le projet de norme ISO sur la santé mentale et la sécurité (en anglais)

FONTE ETUI.ORG

 

Le dernier numéro de HesaMag, le périodique de l'ETUI consacré à la sécurité et à la santé au travail, traite des conditions de travail dans l'industrie de la beauté.

Parce qu’ils doivent nous apporter du bien-être, les professionnels de la beauté sont rarement considérés comme des travailleurs à risques en matière de sécurité et de santé. Ceux qui prennent soin du corps des autres le font pourtant souvent au détriment de leur propre santé.

Très rares sont les travailleurs de la beauté à échapper aux troubles musculosquelettiques. L’usage quotidien de produits cosmétiques contenant des molécules chimiques allergisantes ou irritantes pour la peau leur cause de nombreux soucis de santé.

Le problème est particulièrement aigu dans les activités de manucure. Ces dernières années, la mode des ongles artificiels s’est diffusée un peu partout dans les pays industrialisés. Des salons de manucure à bas prix ont littéralement envahi certains quartiers des grandes villes. Des produits chimiques toxiques, notamment des solvants, y sont abondamment utilisés.

La réponse de l’Union européenne à ces menaces pour la santé de dizaines de milliers de travailleurs est insatisfaisante. Ainsi, la Commission européenne s’oppose avec fermeté à la transposition en directive d’un accord-cadre conclu par les partenaires sociaux européens en vue d’améliorer la sécurité et la protection de la santé dans le secteur de la coiffure. Par ailleurs, la législation européenne réglementant la commercialisation des produits cosmétiques protège avant tout les consommateurs, beaucoup moins les professionnels qui les manipulent au moins une trentaine d’heures par semaine.

Tous les articles parus dans le HesaMag n°17 sont disponibles ici en PDF.

 FONTE  ETUI

Quand il est question des cancers professionnels, les rayonnements ultraviolets sont rarement présentés comme un risque majeur par rapport à d'autres cancérogènes tels que les solvants ou les poussières toxiques. Le 27 mars, une association de dermatologues a rappelé aux décideurs que les cancers de la peau sont la forme la plus répandue de cancers liés au travail dans l'Union européenne. Ils ont appelé l'Union européenne à améliorer la législation européenne sur la protection de la santé des travailleurs afin de renforcer la prévention sur le lieu de travail et d'assurer une reconnaissance plus large des cancers de la peau en tant que maladies professionnelles.

Les cancers de la peau - mélanomes et autres cancers de la peau - sont des cancers qui peuvent être évités aisément en adoptant des mesures peu coûteuses et simples à mettre en œuvre. Néanmoins, les personnes qui travaillent à l’extérieur sont très peu informées et sensibilisées aux risques qu’elles encourent en étant exposées à des rayonnements ultraviolets naturels et artificiels au travail. C'est le message principal délivré par le Dr Swen Malte John, professeur de dermatologie à l'université d'Osnabrück (Allemagne), lors d'une réunion au Parlement européen à Bruxelles qui a réuni des professionnels, des décideurs politiques et d'autres parties prenantes.

Pour remédier à ce manque de sensibilisation et attirer l'attention sur les coûts économiques et humains du cancer de la peau au travail, l'Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie mène depuis plusieurs années une campagne de sensibilisation. Devant trois eurodéputés, Marita Ulvskog (groupe S&D), Jens Gieseke et Alojz Peterle (groupe PPE), le professeur Malte a appelé à une révision de la directive sur la protection des travailleurs contre les agents physiques, législation qui a déjà été révisée en 2006 mais sans  intégrer les rayonnements UV naturels de son champ d'application.

...continua a leggere "Pleins feux sur les cancers de la peau liés au travail. Les dermatologues demandent à l’UE d’agir"

HESAMAG

Numéro actuel

HesaMag 16

 

fonte etui

C’est un fait difficilement contestable : les technologies numériques sont en train de révolutionner non seulement nos conditions de travail mais aussi notre rapport au travail. La rencontre entre des équipements toujours plus performants et de puissants algorithmes fait éclore les start-up un peu partout. Ces fameuses plateformes font preuve d’impressionnantes capacités d’adaptation et de contournement des contraintes qui se dressent sur leur route. Elles parviennent à instaurer avec leurs "partenaires" un rapport de force totalement déséquilibré.
Dans l’industrie, débarquent petit à petit des équipements high-tech imaginés pour l’industrie des loisirs (lunettes intelligentes, applications de réalité augmentée, etc.) et une nouvelle génération de robots dits "collaboratifs", "apprenants" ou même "intelligents".
Les professions intellectuelles n’échappent pas à la vague. Des plateformes, encore elles, proposent les services de programmeurs, traducteurs, rédacteurs, conseillers juridiques, etc. à des clients répartis à travers le monde.

N° 16

Date: 08/01/2018

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Dossier spécial - Où va le travail humain à l'ère numérique ?